
J’ai donné des noms de garçons à ChatGPT. Et je lui ai demandé de me faire un tirage de tarot sur chacun d’entre eux.
Je voulais savoir ce qu’il restait de nous après toutes ces années. Ce que j’avais représenté ou représente encore. Et pour certains, quelle avait été la véritable nature de nos relations, il y a maintenant une éternité de tout cela.
C’était vendredi, avant de partir du travail pour cet anniversaire. Je m’ennuyais et les cartes virtuelles ont été unanimes.
L’IA m’a dit que je lisais bien les gens. Mais que je n’avais jamais saisi à quel moment ces garçons m’avaient véritablement quittés. Pour cette raison, j’étais resté prisonnier de relations amicales ou amoureuses qui étaient en réalité terminées depuis longtemps. Et je reproduisais ce schéma constamment.
Et j’ai saisi en plein ménage à la maison à la fin du weekend. Face à ces armoires pleines à craquer. À ce tiroir à chaussettes qui déborde. À toutes ces reliques cachées dans des boîtes dont moi seul ait le secret. Que tout était lié.
Je garde. J’accumule. Objets, souvenirs, photos, fringues, relations. Ça n’a jamais tant été le nombre mais véritablement l’incapacité à jeter qui m’empêche d’avancer. M’oblige à retomber dessus plus tard. Et repenser/re-panser encore et encore.
Vider ces placards à la maison et dans ma tête. Tout désencombrer et laisser partir.
J’allais me coucher, quand j’ai pensé à tout cela. Quand j’ai fait le lien. Et j’ai ressenti un déclic. Un soulagement. Et il me tarde maintenant de remplir ces grands sacs poubelles.