J’ai dû l’écouter en boucle aujourd’hui. Et j’adore ce passage.
I wanna take off in the night
And land in someone else’s arms
Journal de Bord Éternel
J’ai dû l’écouter en boucle aujourd’hui. Et j’adore ce passage.
I wanna take off in the night
And land in someone else’s arms

Il y a des Chansons qui me renvoient à des personnes, le plus souvent à des garçons.
Soit parce que nous les avions écoutées ensemble. Soit parce que les paroles, la mélodie ou le moment où je les ai découvertes leur correspondaient. Il m’arrive encore de penser à eux quand je les entends. Plus avec nostalgie qu’autre chose d’ailleurs.
Et je souris. Ça en ferait une playlist bien étrange. Quel pourrait être son nom ?
Etrangement, je ne peux même pas imaginer que la réciproque soit vraie. Se pourrait-il, dans un autre univers que ces/des garçons puissent penser à moi en écoutant une chanson ?
Et si oui, à laquelle ?
Quelle chanson suis-je pour eux ?

Vingt ans. Pour cet album de Natalie Imbruglia.
J’étais allé l’acheter à sa sortie au Virgin Megastore des Champs-Elysées. Et je l’ai écouté tout l’été.
Pour moi, 2005, c’est un été sans fin. Je crois d’ailleurs que tous mes souvenirs de cette année se résument à cette saison.
Je me revois alors. Avec ce jeans évasé GAP, ce pull jacquard à losange bleus et verts H&M et ces Adidas boxer blanches aux pieds.
J’étais toujours accompagné de Cayetano malgré notre rupture plus tôt dans l’année. Nous nous prenions constamment en photo et nous les postions quasi-quotidiennement sur DeviantART. Je bloguais chaque jour. Je me souviens des épisodes de The L Word qui passaient à la télé à ce moment-là. Mais aussi de la téléréalité Top Model 2005. Du magazine Glamour que j’achetais tous les mois. Je rêvais d’y être journaliste.
Je n’ai jamais été aussi beau qu’à cette époque. Et, je me dis souvent que je n’en ai jamais réellement profité. Je mangeais pour quatre et je perdais du poids. Je buvais une bouteille de coca par jour. Mes cheveux étaient souples et encore en vie. Et les clientes du magasin dans lequel j’étais vendeur en temps partiel me complimentaient chaque jour – avec une pointe de jalousie – sur ma silhouette.
En août, je déménageai dans mon appartement. Le même qu’aujourd’hui. Et je dois dire en y pensant qu’il est actuellement dans le même état que moi.
Oui. Je peux le dire. J’ai beaucoup aimé cet été-là.
Counting down the days. Cet album. Il me renvoie à ces moments. Il est plein de merveilles. Natalie Imbruglia est une artiste terriblement sous-cotée. Et j’ai toujours trouvé cela injuste.
Je n’oublierai jamais Teri Moïse.
J’étais adolescent quand la radio jouait pour la première fois Les Poèmes de Michelle. J’aimais et j’aime encore toujours beaucoup cette chanson, ses paroles et la voix de Teri.
Un album CD entier pouvait coûter cent francs – environ 15 euros, ce qui paraît peu aujourd’hui. Mais c’était inaccessible pour moi à l’époque. J’ignorais donc tout de ce qui ne passait pas à la radio. Et j’avais craqué sur elle, son style, sans la connaître réellement, avec juste une chanson.
Plus tard, les filles chanteraient Je serai là comme si c’était la musique de leur vie.
Pour son second album, une pub passait à la télé. On y entendait Fais Semblant.
Je guettais son passage à la radio pour l’enregistrer sur cassette. Pas de Napster ou de Kazaa et encore moins de streaming, c’était notre méthode primitive pour posséder un morceau à l’époque.
J’ai fini par l’avoir. Cette chanson qui parle de rupture. Superbement écrite. Et nouveau coup de foudre pour sa musique.
Il faudra attendre quelques années encore pour que je puisse mettre la main sur ses deux albums. Et que je découvre ses autres merveilles comme Il sait puis Déjà.
Je ne t’oublierai jamais, Teri.


