Adorables Amourables

The Wonderfools.

J’ai regardé The Wonderfools pour le scénario.

Le Scénario :

Cha Eun-woo.

En vrai, il m’a fallu pratiquement un mois pour finir cette série. De gros problèmes de rythme et une balance grimaces/actions pas très équilibrée. Le jeu des coréens est quand même vachement surjoué.

Psithurisme Nostalgique

Araignées colocataires.

Depuis la canicule, c’est fou ce que les araignées et les insectes viennent se cacher à la maison. On se croirait parfois dans un Ghibli.

L’appartement était déjà un repaire bien connu des araignées qui venaient et revenaient inlassablement.

J’avais beau les chasser. Gentiment. Elles réapparaissaient toujours. Les remettre dehors était devenu un travail à plein temps.

Habituellement, ce sont toujours les Folegandros qui entrent secrètement et s’installent au plafond. Mais dernièrement, j’ai commencé à en voir de toutes les formes et de toutes les couleurs. Jusqu’à cette magnifique et effrayante demoiselle qui s’était installée en deux minutes près de ma tête.

Les Folegandros, ce sont les grandes noires à pattes fines. C’est le surnom que je leur avais donné il y a quelques années en Grèce. La sonorité amusante du mot (on ne se trouvait même pas sur Folegandros) m’a fait oublier pour un moment ma peur des araignées. Et j’arrive, depuis à les tolérer.

Kévin Bacon est plus cool que moi. Il a grandi dans une maison à la campagne. Mais pour moi, issu du béton citadin, c’est juste inconcevable.

Alors je fais un deal avec elles quand j’ai la flemme de les sortir. Si tu restes à la maison, tu chasses les moustiques !

Psithurisme Nostalgique

La Mémoire des Lieux.

Le Footlocker qui faisant l’angle avec le BHV sur Rivoli a fermé. Et en passant devant, je me suis souvenu.

C’était autrefois un Quick. On pouvait y aller très tôt en sortant de boîte. Ou en journée comme c’était arrivé une fois avec Adam et Le Grand Blond. J’ai d’ailleurs des photos de ce jour-là.

Paris c’est cela. Des lieux qui nous marquent et qui vivent, qui meurent, qui sont remplacés par de nouveaux lieux sans âme qui seront remplacés à leur tour.

J’aime beaucoup avoir cette mémoire des lieux. Et des fois, j’aimerais les marquer. D’un petit monument ou d’une petite tablette, juste pour leur faire justice. Pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli.

Cosmo-Musicologie

Où sont passés les clips vidéos ?

Il y a quelques jours, je me suis rendu compte que je ne regardais plus de clips vidéos.

J’ai grandi à une époque où ado, je rentrais du collège puis du lycée, et je tombais sur des clips à la télé. Et jeune adulte, je pouvais encore en voir sur les chaînes de la TNT.

Puis j’ai progressivement arrêter de regarder la télé et comme beaucoup les Netflix and co sont devenus mon seul usage de l’écran noir. Et avec les abonnements de streaming, j’ai perdu l’habitude de chercher le clip d’une chanson sur YouTube.

Que s’est-il passé ?

J’adorais les regarder. Est-ce que les chansons d’aujourd’hui ont toujours un clip ? Réussissent-elles à avoir une âme sans ? Et est-ce que c’est pour ça que j’ai du mal à adhérer à ce qui se fait maintenant ?

Has Streaming killed the Video Stars ?

Le Garçon aux Pieds Nus

17.

Le temps est le même qu’à l’époque. Pluvieux. Et je me souviens qu’il m’avait attendu sous la pluie. Dans sa veste en cuir large. Nous nous sommes abrités. Puis nous sommes allés prendre un verre dans ce bar du 5e. Le Bateau Ivre. J’ai découvert qu’il était scorpion. Nous nous sommes embrassés dans une rue pas loin. Puis encore une fois dans son hall d’immeuble.

Et je suis rentré à la maison. Terriblement excité et content.

Et nous voici dans le futur. Et je ne m’imagine pas sans Lui. Et je suis effrayé quand des schémas me sont familiers. Quand je laisse mon super calculateur s’emballer. Analyser et me balancer des données.

Et je repense à ce mec de mon club qui récemment nous disait qu’il n’avait jamais fait de dates. Ou à celui qui a répondu à ma story pour me dire que dix-sept ans c’était long.

Non. Dix-sept ans c’est court et ça passe vite.

Le Garçon aux Pieds Nus

Je me suis (trop) bien tenu.

Et parfois, une pensée m’effleure.

Ou plutôt me roule dessus comme si c’était un bus.

J’aurais aimé avoir fait plus de bêtises et de conneries dans ma jeunesse. J’ai été presque totalement sage. Je me suis bien tenu. J’ai toujours pensé à l’image que je pouvais renvoyer de moi-même. Et aux conséquences possibles pour mon entourage. J’ai été très-trop bien élevé. Je n’ai jamais été en dehors des clous.

Et sur bien des sujets, j’ai l’impression de m’être sanctuarisé.

Oui, je regrette parfois d’avoir été sage et effrayé par la vie. Et d’avoir enfoui en moi tout ce qui aurait pu être fun.