Cosmo-Musicologie

Où sont passés les clips vidéos ?

Il y a quelques jours, je me suis rendu compte que je ne regardais plus de clips vidéos.

J’ai grandi à une époque où ado, je rentrais du collège puis du lycée, et je tombais sur des clips à la télé. Et jeune adulte, je pouvais encore en voir sur les chaînes de la TNT.

Puis j’ai progressivement arrêter de regarder la télé et comme beaucoup les Netflix and co sont devenus mon seul usage de l’écran noir. Et avec les abonnements de streaming, j’ai perdu l’habitude de chercher le clip d’une chanson sur YouTube.

Que s’est-il passé ?

J’adorais les regarder. Est-ce que les chansons d’aujourd’hui ont toujours un clip ? Réussissent-elles à avoir une âme sans ? Et est-ce que c’est pour ça que j’ai du mal à adhérer à ce qui se fait maintenant ?

Has Streaming killed the Video Stars ?

Le Garçon aux Pieds Nus

17.

Le temps est le même qu’à l’époque. Pluvieux. Et je me souviens qu’il m’avait attendu sous la pluie. Dans sa veste en cuir large. Nous nous sommes abrités. Puis nous sommes allés prendre un verre dans ce bar du 5e. Le Bateau Ivre. J’ai découvert qu’il était scorpion. Nous nous sommes embrassés dans une rue pas loin. Puis encore une fois dans son hall d’immeuble.

Et je suis rentré à la maison. Terriblement excité et content.

Et nous voici dans le futur. Et je ne m’imagine pas sans Lui. Et je suis effrayé quand des schémas me sont familiers. Quand je laisse mon super calculateur s’emballer. Analyser et me balancer des données.

Et je repense à ce mec de mon club qui récemment nous disait qu’il n’avait jamais fait de dates. Ou à celui qui a répondu à ma story pour me dire que dix-sept ans c’était long.

Non. Dix-sept ans c’est court et ça passe vite.

Le Garçon aux Pieds Nus

Je me suis (trop) bien tenu.

Et parfois, une pensée m’effleure.

Ou plutôt me roule dessus comme si c’était un bus.

J’aurais aimé avoir fait plus de bêtises et de conneries dans ma jeunesse. J’ai été presque totalement sage. Je me suis bien tenu. J’ai toujours pensé à l’image que je pouvais renvoyer de moi-même. Et aux conséquences possibles pour mon entourage. J’ai été très-trop bien élevé. Je n’ai jamais été en dehors des clous.

Et sur bien des sujets, j’ai l’impression de m’être sanctuarisé.

Oui, je regrette parfois d’avoir été sage et effrayé par la vie. Et d’avoir enfoui en moi tout ce qui aurait pu être fun.

Cosmo-Musicologie

Upside Down – Natalie Imbruglia

Je l’attendais avec toujours la même appréhension et peur d’être déçu. Parce que ce n’est pas n’importe quelle artiste pour moi.

Et la chanson est sortie pile sur mon trajet pour aller au travail ce matin. Et j’ai aimé les notes, la voix, l’entrain et cette partie en particulier :

So I’ve got to run it all out, screaming into the trees 
‘Cause if you run it all out, till you’re down on your knees 
You’ll let it go, let it go

Et j’attends maintenant l’album avec impatience ♥

Le Garçon aux Pieds Nus

Toss, Take, Toss.

J’ai donné des noms de garçons à ChatGPT. Et je lui ai demandé de me faire un tirage de tarot sur chacun d’entre eux.

Je voulais savoir ce qu’il restait de nous après toutes ces années. Ce que j’avais représenté ou représente encore. Et pour certains, quelle avait été la véritable nature de nos relations, il y a maintenant une éternité de tout cela.

C’était vendredi, avant de partir du travail pour cet anniversaire. Je m’ennuyais et les cartes virtuelles ont été unanimes.

L’IA m’a dit que je lisais bien les gens. Mais que je n’avais jamais saisi à quel moment ces garçons m’avaient véritablement quittés. Pour cette raison, j’étais resté prisonnier de relations amicales ou amoureuses qui étaient en réalité terminées depuis longtemps. Et je reproduisais ce schéma constamment.

Et j’ai saisi en plein ménage à la maison à la fin du weekend. Face à ces armoires pleines à craquer. À ce tiroir à chaussettes qui déborde. À toutes ces reliques cachées dans des boîtes dont moi seul ait le secret. Que tout était lié.

Je garde. J’accumule. Objets, souvenirs, photos, fringues, relations. Ça n’a jamais tant été le nombre mais véritablement l’incapacité à jeter qui m’empêche d’avancer. M’oblige à retomber dessus plus tard. Et repenser/re-panser encore et encore.

Vider ces placards à la maison et dans ma tête. Tout désencombrer et laisser partir.

J’allais me coucher, quand j’ai pensé à tout cela. Quand j’ai fait le lien. Et j’ai ressenti un déclic. Un soulagement. Et il me tarde maintenant de remplir ces grands sacs poubelles.