Je tiens à mes affaires. Et j’ai parfois beaucoup de mal à me séparer de certaines de mes possessions.
Je lutte constamment contre mon côté accumulateur pour ne pas finir vieux entouré d’une pile d’objets inutiles que je n’aurais jamais pu jeter. Mais certains objets ont une place particulière pour moi.
Et quand leur heure a sonné. La décision de m’en débarrasser devient très difficile à prendre.
Depuis au moins deux ans, il était question de changer mon téléphone. Un iPhone XR acheté quelque part en 2018. Mais je n’y arrivais pas.
C’était LE téléphone fait pour moi. La forme parfaite, la taille parfaite. Il était juste parfait.
Seulement, j’ai compris que l’on ne peut rien faire contre l’obsolescence programmée. C’est la Destinée des appareils. Et j’ai repoussé et repoussé le moment de devoir m’en séparer.
À l’Apple Store Opéra, j’ai finalement dû me résigner et prendre un nouveau téléphone. Et lorsque la jeune fille m’a demandé si je souhaitais bénéficier de la reprise de mon ancien appareil, je pense qu’elle a tout de suite saisi le désespoir dans mes yeux.
Il a maintenant rejoint mon tout premier iPhone. Celui de 2008. Dans lequel, se trouvent encore les textos des garçons de 2008 et les musiques que j’écoutais à l’époque. Dans cette boîte à malice, où s’entremêlent souvenirs et objets-mémoires.
Sayonara iPhone XR.



